Préavis de Grève

SUD CT Rezé
Paris, le 13 septembre 2022
Monsieur Stanislas GUÉRINI
Ministre de la Transformation et de la Fonction Publiques
101, rue de Grenelle 75007 Paris
Objet : préavis de grève national le 29 septembre 2022 dans le cadre de l’appel interprofessionnel pour nos salaires, nos pensions et les minima sociaux.
Monsieur le Ministre,
La Fédération SUD Collectivités Territoriales dépose un préavis de grève pour le 29 septembre 2022 à partir de de 00h1 (ce préavis comprend la nuitée en amont de cette journée pour les personnels travaillant en horaires décalés). Il concerne tou.te.s les agent-es titulaires et non titulaires des collectivités territoriales et de leurs établissements publics.
Ce mouvement s’inscrit dans le légitime combat pour la revalorisation des traitements des agents publics. En vingt ans la perte du pourvoir d’achat de la valeur du point d’indice de la fonction publique est de plus de 20 %. L’inflation actuelle de 5,8 % annuelle relevée par l’INSEE au mois de juin 2022. Selon les projection l’inflation pourrait atteindre 6,5 % d’ici la fin de l’année.
Dans cette situation le relèvement de 3,5 % de la valeur du point d’indice au 1er juillet 2022 ne mettra pas fin à la spirale d’appauvrissement des agents de la fonction publique.
Ce préavis s’inscrit aussi dans une volonté, avec notre Union Syndicale SOLIDAIRES, de porter les revendications populaires pour le partage des richesses, la justice sociale et fiscale, la lutte contre la fracture territoriale induite par vos logiques de rentabilité et de marchandisation de nos services publics. C’est pourquoi nous dénonçons également la volonté du gouvernement d’instituer un travail obligatoire pour les bénéficiaires du RSA, rémunéré en dessous du SMIC et contre les projets de réformes aggravant la situation des chômeurs.
Aussi, nous revendiquons :
Pour la fonction publique
• le dégel et une forte et immédiate augmentation du point d’indice
• l’égalité salariale femmes/hommes
• une augmentation immédiate de 400 euros nets
• pas de traitement indiciaire à moins de 2000 euros nets
• la refonte des grilles indiciaires, l’avancement de grade automatique à l’ancienneté
• l’augmentation automatique de nos traitements en fonction de l’augmentation des prix
• le blocage des prix des produits de 1ère nécessité (Chauffage, alimentation, logement, assurances, carburant…)
Pour l’ensemble des travaileur.ses
• la retraite à 60 ans max avec 37,5 annuités, dans le secteur public et privé
• le renoncement au service de travail obligatoire pour les bénéficiaires RSA
• l’abolition de la réforme du chômage et une véritable protection des salariés en recherche d’emploi, 100%des chomeur.ses indemnisé.es à hauteur du SMIC.
Syndicat Rezé
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Grève interprofessionnelle

Les luttes sur les salaires continuent, et ce ne sont pas les indemnités, chèques, revalorisation de 3,5 % du point d’indice dans la fonction publique, 2,9 % des indemnités chômage ou de 4 % pour les pensions et autres mesurettes cache-misères, qui compenseront l’absence de revalorisation réelle des salaires, du SMIC, des minima sociaux et bourses étudiantes !
Ce gouvernement a par ailleurs validé sa feuille de route : continuation de la liquidation du droit du travail et de l’assurance chômage, RSA conditionné au travail, continuation de la fiscalité en faveur des plus riches sous couvert d’efficacité économique au détriment du financement des services publics et de la transformation sociale et écologique.
Même si le gouvernement n’affiche plus les 65 ans comme âge de départ à la retraite, il a réaffirmé sa volonté de poursuivre une réforme injuste des retraites, en nous faisant travailler plus longtemps.
Vivre dignement, et bien vivre n’est pas une option. C’est un choix de société qui découle d’une transformation sociale radicale.
L’Union syndicale Solidaires, mène sa campagne « Partageons le travail » avec des revendications concrètes sur les salaires, la protection sociale, les services publics, à faire partager à l’ensemble des salariées, et de la population.
Elle s’appuie et s’appuiera sur toutes les luttes sectorielles pour construire le rapport de force large et efficace pour faire aboutir ces revendications.
Ce sont des mesures urgentes, structurelles qu’il nous faut collectivement imposer :
Solidaires revendique :
un SMIC à 1 700 euros net
une réelle revalorisation du point d’indice dans la fonction publique
l’égalité salariale et la revalorisation des métiers les plus féminisés
des augmentations de salaires, pensions, minima sociaux de 400 euros
un écart de salaires de 1 à 5 (entre les plus bas et plus hauts salaires dans les entreprises, administrations)
le RSA pour les moins de 25 ans
la retraite à 60 ans max avec 37,5 annuités
l’arrêt de la casse des services publics